Missa solemnis de Beethoven

27 janv. 2020

Missa solemnis de Beethoven

Entretien avec Giulio Magnanini avant le concert des 7 et 8 février

Grand frisson choral

 

On célèbre cette année le 250e anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven

 

György G. Ráth, directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Nice lui, n’a pas attendu pour donner à l’immense musicien qu’est Ludwig van Beethoven toute sa place au sein de la programmation des concerts de sa formation.

Depuis la saison passée en effet, il a initié une intégrale de l’œuvre du compositeur allemand et on a ainsi pu entendre l’ensemble de ses neuf symphonies, chose qui n’avait encore jamais eu lieu sous les ors de l’Opéra de Nice.

A présent, est venu le temps pour le Philharmonique niçois de se mesurer à un autre monument musical de l’artiste, sa Missa Solemnis.

D’une grande difficulté technique, cette messe, rarement donnée, se déploie dans de vastes dimensions où la partition chorale est l’un des cœurs battants de l’ouvrage.

« Beethoven utilise les voix comme des instruments à part entière souligne Giulio Maganini, chef du Chœur de l’Opéra de Nice. Il pousse les limites vocales des choristes et c’est en cela que l’œuvre les met à rude épreuve. Elle représente un vrai défi. »

 

PLUS DE 70 CHORISTES SUR SCÈNE

 

« Ce défi, le Chœur de l’Opéra de Nice s’y prépare ardemment depuis septembre dernier, en répétition, pour maîtriser le chant beethovénien, en faire son miel et son nirvana.

Il faut s’approprier l’œuvre, la dompter en quelque sorte, la connaître dans ses moindres méandres explique Giulio Magnanini. Avec les artistes du Chœur, nous travaillons comme des sculpteurs pour ciseler un bloc de marbre, on avance progressivement pour être fin prêt avant de nous lancer dans ce marathon chanté. Cette Missa Solemnis a des allures d’Himalaya vocal ! »

Pour cette ascension vers des sommets musicaux, le Chœur de l’Opéra de Nice ne sera pas seul en scène.

Dirigé par Christophe Bernollin, le Chœur de l’Opéra de Toulon sera lui aussi de la partie. Plus de soixante-dix choristes sont ainsi attendus à l’occasion de ce qui s’annonce comme un concert événement à l’affiche de l’Opéra de Nice.

En premiers de cordée, quatre solistes invités, la soprano Natalia Pavlova, l’alto Irina Aleksidze, le ténor Dovlet Nurgeldiev et la basse Miklós Sebestyén.

 

Par Franck Davit