Le Ballet au Conservatoire

6 janv. 2020

Le Ballet au Conservatoire

Jeudi 6 février, le Ballet Nice Méditerranée sera sur la scène du Conservatoire pour une soirée consacrée au pas de deux

DUOS À LA CARTE

Depuis trois ans, les danseurs de l’Opéra font escale au Conservatoire à rayonnement régional de Nice, le temps d’un spectacle.

En février, le Ballet Nice Méditerranée s’y produira ainsi pour la troisième fois et présentera à cette occasion une sélection de son travail chorégraphique. Un éclectisme de bon ton préside à ces évolutions dont les motifs dessinent une figure de prédilection, le pas de deux. Au menu, on goûtera toutes sortes de tandem sous les auspices d’un seul impératif : une danse certifiée haute qualité !

Parmi ces délices à quatre chaussons, l’Auditorium Joseph Kosma du Conservatoire verra défiler sur son plateau des pièces intégrales, à l’instar du Rendez-vous de Roland Petit (sur une musique de Joseph Kosma), ou des extraits d’œuvres. Le célèbre pas de deux de Don Quichotte ou, dans un grand tableau d’ensemble, les neuf pas de deux (huit couples du corps de ballet, un couple de soliste) de Raymonda, seront de la partie.

Il s’agit là de deux ballets de Marius Petipa, quintessence de la danse classique dans ses plus orthodoxes scintillations.

 

UNE SOIRÉE À GÉOMÉTRIE VARIABLE

En mode plus canaille, seront aussi donnés des duos issus de Troy Game de Robert North ou de Viva Verdi de Luciano Cannito. Soit des variations pleines d’humour autour d’une approche punchy de la danse, moins éthérée que l’art de Petipa mais néanmoins dans un sillage pétillant ô combien réjouissant.

On pourra également faire son miel d’une tranche de Coppélia d’après Arthur Saint-Léon et du Ballet de Faust, deux opus où la patte de chorégraphe d’Éric Vu-An, le directeur de la troupe niçoise, fait mouche. A l’arrivée, résume celui-ci, la philosophie du spectacle proposé au Conservatoire est de montrer un patchwork du catalogue du Ballet Nice Méditerranée. A travers ces pas de deux, qui deviennent parfois des pas de trois avec la reprise d’un extrait de notre dernière création Démons et Merveilles de Julien Guérin, toutes les cartes sont redistribuées pour une soirée à géométrie variable. Cela veut dire que les danseurs de la compagnie s’échangent les rôles, valorisant au passage tous les talents de la maison. Et puis, on espère aussi faire acte de transmission si d’aventure des élèves des classes de danse du Conservatoire assistent au spectacle ».

A noter que, durant ce même mois de février, ce programme sera également donné lors d’un déplacement du ballet Nice Méditerranée à Bollène et pendant le déroulement du Marathon de la Danse, au Palais Acropolis.

 

Par Franck Davit