Philippe Bianconi à l'Opéra les 4 et 5 octobre

18 sept. 2019

Philippe Bianconi à l'Opéra les 4 et 5 octobre

Entretien avec le pianiste niçois de retour à la maison...

Philippe Bianconi

Le retour à la maison

 

Avez-vous souvent joué le 2e Concerto de Rachmaninov ?

Oui : en France, mais aussi beaucoup aux Etats-Unis, en Australie et en Afrique du Sud.

 

Avez-vous un souvenir particulier relatif à ce concerto ?

Oui, lorsque je l’ai joué en 2001 sur la scène de l’Opéra de Paris. L’orchestre était dirigé par James Colon. Jouer dans cette salle mythique, où peu de pianistes ont joué puisqu’elle est réservée à l’opéra, a suscité en moi une émotion extraordinaire.

 

Quelles qualités d’interprétation ce concerto nécessite-t-il ?

C’est une œuvre très virtuose, exigeant de grands moyens techniques ainsi qu’une puissance sonore importante pour faire face à l’orchestre. Mais ce qui compte avant tout c’est l’engagement émotionnel. Il faut avoir une grande palette de couleurs et faire preuved’un grand lyrisme.

 

Quand avez-vous mis les pieds pour la première fois à l’Opéra de Nice ?

J’étais enfant (j’avais peut-être 8 ou 9 ans) et c’était en fin d’année scolaire. Tous les élèves du Conservatoire venaient sur la scène de l’Opéra pour chercher leur diplôme de fin d’année. Je me souviens avoir été très impressionné par la majesté du lieu qui me paraissait gigantesque !

 

Quand avez-vous donné votre premier concert à l’Opéra de Nice ?

J’y ai joué pour la première fois, avec orchestre, lorsque j’ai passé mon Grand Prix de la Ville de Nice en juin 1975. Je jouais le 1er mouvement du Concerto de Schumann. En octobre de la même année, j’ai été invité à jouer en entier le même concerto. J’avais 15 ans, Jean-Marc Cochereau était à la baguette, et cela reste pour moi un souvenir très fort.

 

Un grand souvenir d’auditeur lié à l’Opéra de Nice ?

Mes souvenirs personnels liés à l’Opéra de Nice sont nombreux. Outre ceux que je viens de citer, il y a eu aussi des représentations d’opéras auxquelles j’ai assisté, avec d’immenses interprètes, comme Montserrat Caballé qui venait si souvent à Nice, mais aussi Luciano Pavarotti, José Carreras ou José Van Dam. Je garde un souvenir très fort de la première Tétralogie de Wagner à laquelle j’ai assisté entre 1974 et 1975, et qui a été certainement le point de départ de ma passion wagnérienne !

 

Quels vont être les grands moments de votre saison 2019-2020 ?

Parmi les concerts principaux - en dehors de celui de Nice qui a, pour moi, une signification personnelle particulière - je citerai des concerts au festival « Piano aux Jacobins » de Toulouse, en Corée du sud, en Chine, et bien sûr, comme toujours, aux Etats-Unis. Il y a aussi un projet d’enregistrement des Etudes de Debussy.

 

Par André Peyrègne