En sol, Pas de dieux

Ballet

Date(s)

  • 21 déc. 2019  à  20:00
  • 22 déc. 2019  à  15:00
  • 24 déc. 2019  à  15:00
  • 27 déc. 2019  à  20:00
  • 28 déc. 2019  à  20:00
  • 29 déc. 2019  à  15:00
  • 31 déc. 2019  à  18:00

Durée

1h30 env.


Tarifs

de 10€ à 41€
étudiants 5€

[ Ballet Nice Méditerranée ]

 

Avec l’Orchestre Philharmonique de Nice dirigé par Léonard Ganvert
Piano Roberto Galfione

 

En Sol

Chorégraphie Jerome Robbins
Musique Maurice Ravel
« Les danseurs classiques peuvent bouger cool. » Le chorégraphe qui s’exprime en ces termes est l’un des plus inventifs de l’Histoire de la danse. Le répertoire de Jerome Robbins aborde tous les styles : des grandes fresques abstraites comme Les Variations Goldberg, des expérimentations déroutantes telles que The Cage, des tableaux désopilants comme The Concert, et enfin le mythique West Side Story… Toute sa vie, l’insaisissable chorégraphe fera le grand écart entre le classique et la comédie musicale, le pied gauche au New York City Ballet et le pied droit à Broadway. Balanchine (qui savait lui aussi croiser la rigueur du classique avec la fantaisie des comédies musicales) en avait d’ailleurs fait son plus proche collaborateur. En Sol est une expérience jubilatoire qui épouse parfaitement la partition d’un Ravel en pleine recherche musicale. Revenant d’une tournée aux États-Unis, le compositeur français s’était lancée dans l’écriture d’une mélodie canaille qui elle aussi voulait « bouger cool ».

Pas de dieux

Chorégraphie Gene Kelly
Musique George Gershwin

L’être humain a toujours observé le ciel dans l’espoir d’y trouver des solutions métaphysiques à ses problèmes très physiques. Empêtrés dans nos soucis de Terriens éternellement insatisfaits, nous aspirons tous au divin mais au fond… les dieux nous envient ! Tel pourrait être le propos nietzschéen du ballet de Gene Kelly. Le maître de la comédie musicale hollywoodienne ne va pas jusqu’à clamer que Dieu est mort mais sa pièce nous montre que même les divinités les plus illustres ont des fourmis dans les jambes lorsqu’elles nous regardent danser. Pas de Dieux nous raconte, de la manière la plus ludique qui soit (Gershwin y contribue largement), l’histoire d’Aphrodite, Éros et Zeus qui s’accordent une virée dans le monde des humains. Le chorégraphe leur fera découvrir tour à tour les plaisirs des bains de mer ensoleillés puis la fièvre du Paris noctambule. Au moment de les renvoyer vers l’Olympe, Gene Kelly nous révèle, lui le chanteur sous la pluie, que la danse est bel et bien un cadeau des dieux.